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Quand le développement durable s’en prend à la décroissance / Cuando el desarrollo sustentable ataca al decrecimiento

En naviguant aujourd’hui sur certains réseaux sociaux, je suis à plusieurs reprises tombé sur des publications qui m’ont quelque peu contrarié. J’ai fait mon indiscret sur le mur d’une connaissance; un fervent défenseur du développement durable, qui semble vouloir ces derniers temps, régler ses comptes avec les objecteurs de croissance…

J’ai donc relevé certains de ses posts :

1) Un dessin qui s’intitule A world without innovation représentant deux hommes préhistoriques assis l’un en face de l’autre dans une grotte, méditant sur leurs conditions de vie respectives : “Il y a quelque chose qui ne va pas. Notre air est propre. Notre eau est pure. Nous faisons plein d’exercice physique. Tout ce que nous mangeons est bio etlocal. Mais notre espérance de vie ne dépasse pas 30 ans”. Ce dessin dresse une caricature grotesque de l’idéologie décroissante. Celle-ci ne prêche aucunement un retour en arrière, voire vers l’état de nature. Bien au contraire, l’homme est invité à réfléchir sur ses besoins fondamentaux, ce qui le caractérise comme individu. La décroissance place l’humain au coeur des choses. Il est ammené à réaliser qu’il est bien plus qu’un simple consommateur. Les objecteurs de croissance ne condamnent pas le progrès. Celui-ci est fondamental. Progresser, avancer, évoluer, c’est l’essence même de la nature humaine. Le progrès est positif tant qu’il n’affecte pas  l’homme et son environnement, tant qu’il n’est pas générateur d’inégalités. Pourtant, tel qu’on l’envisage aujourd’hui, il consiste à piller les pays du Sud dans le but de satisfaire notre soif toujours grandissante de consommation. Il fait la guerre, il tue, il exploite, il vole, il pollue. Je vous mets au défi de rencontrer un seul décroissant favorable au retour de l’âge de pierre…

2) Une photographie mettant en scène un groupe d’indigènes chassant dans la forêt amazonienne, accompagnée du commentaire : “Le taux de mortalité infantile chez les indiens d’Amazonie est extrêmement élevé, et leur espérance de vie particulièrement faible. Ces indicateurs illustrent de manière très éclairante le retard sur le plan du progrès humain de ces populations de “l’enfer vert”. Merci la médecine, merci la chirurgie de haute technologie, vive le progrès scientifique. Imaginez-vous une seule seconde que les 7 milliards d’humains aillent vivre dans les forêts, se nourissant de chasse et de cueillette ? Cela aurait des conséquences terribles pour la biodiversité.” Cette fois-ci, l’accent est mis sur les progrès de la médecine. Il est alors sous-entendu que l’idéologie décroissante s’opposerait à l’avancée de la médecine. C’est faux, archi faux. L’amalgame est de taille. En quoi le désir de freiner la croissance économique fait du décroissant un obsédé de l’homéopathie, un détracteur de la chirurgie de haute technologie? Serait-ce Latouche, Rabhi, Ariès, ou encore Ellul, Jancovici qui auraient dit cela? Allez-donc faire vos devoirs!

3) Enfin les objecteurs de croissance, à travers plusieurs posts, sont montrés du doigt comme étant des marginaux, des éco-fascistes, des éco-romantiques. La décroissance est accusée d’être “punitive”, “extremiste”. Certes l’idéal de décroissance peut selon certains représenter une utopie; l’utopie du bonheur. Bah OUI, pourquoi pas? Tentons d’être heureux! Réconcilions-nous avec notre humanité! N’ayons pas peur d’être trop romantique!

La décroissance n’est en rien culpabilisatrice! Elle peut être percue comme une bouteille jetée à la mer, mais elle ne propose pas un retour en arrière. A contrario, elle offre de nouvelles perspectives, elle remet en question les schémas traditionnels de pensée, de société. Elle perturbe, elle dérange, néanmoins, elle est génératrice d’epoir, elle encourage la créativité. C’est peut-être cela qui gêne les pro développement durable : voir l’homme s’éloigner du troupeau.

Laurent.

“La société changera quand la morale et l’éthique investiront notre réflexion.”  Pierre Rabhi

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Navegando hoy por las redes sociales, caí varias veces en publicaciones que me contrariaron un poco. Anduve de curioso muro de un conocido; un ferviente defensor del desarrollo sustentable, que últimamente parece querer arreglar cuentas con los objetores de crecimiento…

Entonces tomé algunas de sus publicaciones:

1) Un dibujo titulado A world without innovation  que muestra a dos hombres prehistóricos sentados en una gruta, uno  frente a otro, meditando sobre sus respectivas condiciones de vida: ¨Aquí hay algo que no va bien. Nuestro aire esta limpio. Nuestra agua es pura Hacemos mucho ejercicio. Todo lo que comemos es bio y local pero nuestra esperanza de vida no va mas allá de los 30 años ¨.Esa imagen muestra una caricatura grotesca de la ideología del decrecimiento. Ésta no predica en ningún sentido un retroceso hacia nuestro estado natural. Al contrario el hombre es invitado a reflexionar sobre sus necesidades primarias, lo que lo caracteriza como individuo. El decrecimiento pone al hombre al centro de todo. Es empujado a asimilar que es más que un simple consumidor. Los objetores de crecimiento no condenan el progreso. Éste es fundamental. Progresar, avanzar, evolucionar, es la esencia misma de la naturaleza humana. El progreso es positivo siempre y cuando no afecte al hombre y a su entorno, siempre y cuando no genere  desigualdades. Sin embargo, tal como lo conocemos hoy, consiste en robar a los países del Sur con tal de satisfacer nuestra insatisfactoria sed de consumo. Hace la guerra, mata, explota, contamina. Los reto a encontrar a algún objetor de crecimiento que este por el regreso a la edad de piedra…

2) Una imagen que muestra a un grupo de indígenas casando en la selva del amazonas, acompañada de la nota: ¨La tasa de mortalidad infantil  de los indios de amazonia es extremadamente alta y su esperanza de vida particularmente baja. Esos indicadores ilustran el retraso  del progreso humano dentro de esos pueblos del “infierno verde“. Gracias medicina, gracias cirugía de alta tecnología, viva el progreso científico. Imaginen por un segundo que los 7 millones de humanos se fueran a vivir al bosque, alimentándose a través de la caza y las recolectas? Eso tendría consecuencias terribles para la biodiversidad.¨ Esta vez, se enfocan en el progreso de la medicina. Se sobre entiende entonces que la ideología de decrecimiento se opondría al progreso de la medicina. Eso es falso, muy falso. En qué el deseo de frenar el crecimiento económico hace del objetor de crecimiento un obsesionado con la homeopatía, un detractor de la cirugía de alta tecnología? Fueron Latouche, Rabhi, Ariès,o acaso Ellul o Jancovici que dijeron eso ? Vayan entonces a hacer sus tareas!

3) Finalmente, los objetores de crecimiento, a través de varias publicaciones, son señalados como marginados, eco-fascistas, eco-románticos. El decrecimiento es criticado por ser ¨extremista¨. En efecto el ideal del decrecimiento puede, según algunos, representar una utopía; la utopía de la felicidad. Pues SÍ, por qué no? Intentemos ser felices! Reconciliémonos con nuestra humanidad! No hay que tener miedo de ser románticos!

El decrecimiento no puede ser en ningún sentido culpabilizado! Si puede ser vista como una botella aventada al mar pero no invita a un retroceso. Al contrario, ofrece nuevas perspectivas, cuestiona los esquemas tradicionales del pensamiento, de la sociedad. Perturba, molesta, pero genera esperanza, incita a la creatividad. Es probablemente eso lo que molesta a los pro desarrollo sustentable: ver al hombre alejarse de la manada.

Laurent.

“La sociedad cambiará cuando la moral y la ética inviertan nuestra.” Pierre Rabhi

Institut d’études économiques et sociales pour la décroissance soutenable

http://www.decroissance.org/?chemin=textes/marianne

Soucieux de « faire du buzz », le site de l’hebdomadaire Marianne s’est lui aussi penché sur la mouvance de la décroissance, mais avec des principes très différents de ceux du Monde diplomatique ; nous livrons ici le témoignage de Vincent Cheynet, directeur de publication du mensuel La Décroissance.

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