À propos de

Plus je porte mon regard  sur le monde et la société, plus la manière dont les deux évoluent me choque profondément. J’ai longtemps balbutié, hésité, dans le cheminement de ma prise de conscience. Sensible à l’écologie, mais insatisfait, frustré, par le discours des verts (en France comme au Mexique). Le “développement durable” n’a, selon moi, jamais constitué une alternative raisonnable. Alors quoi? Que faire pour mettre un peu d’ordre dans ce chaos? Comment parvenir à vivre en accord avec ses convictions les plus profondes?

Longtemps en quête de réponses, d’hypothèses, de propositions, voire de solutions, j’ai finalement pris conscience qu’un nouvel univers s’ouvrait à moi, à nous. C’est le monde des objecteurs de croissance…Ce mouvement, en pleine ampleur, est en recherche, du “vivre mieux”, du “vivre heureux”.Certains détracteurs dénonceront le caractère trop “dogmatique” de ce mode de pensée. Certains y détectent même une connotation quasi religieuse. Je suis fondamentalement convaincu du contraire…

Pierre Rabhi, maître à penser de la décroissance, envisage celle-ci comme “une sobriété heureuse”.“Seul le choix de la modération de nos besoins et désirs, le choix d’une sobriété libératrice et volontairement consentie, permettra de rompre avec cet ordre anthropophage appelé “mondialisation”. Ainsi pourrons-nous remettre l’humain et la nature au coeur de nos préoccupations, et redonner, enfin, au monde légèreté et saveur.”

Le mouvement décroissant s’oppose farouchement au libéralisme et à la mondialisation, bien trop conscient que notre modèle de société s’essouffle, ecrasé par un consumérisme indécent. La célébration de l’existence est entachée par toute une panoplie d’artifices et de plaisirs éphémères que les Grands de ce monde nous jettent à la figure.

La décroissance ne représente en rien une utopie. Elle est salvatrice et génératrice de sérénité. Elle est à mon sens la seule alternative envisageable pour le salut des hommes et de la planète. “Une politique de décroissance pourrait consister d’abord à réduire voire à supprimer le poids sur l’environnement des charges qui n’apportent aucune satisfaction. La remise en question du volume considérable des déplacements d’hommes et de marchandises sur la planète, avec l’impact négatif correspondant (donc une « relocalisation » de l’économie) ; celle non moins considérable de la publicité tapageuse et souvent néfaste ; celle enfin de l’obsolescence accélérée des produits et des appareils jetables sans autre justification que de faire tourner toujours plus vite la mégamachine infernale : autant de réserves importantes de décroissance dans la consommation matérielle.” Serge Latouche.

Etre décroissant n’a rien a voir avec cette vision souvent très caricaturale considérant qu’il s’agit de s’éclairer à la bougie, et vivre nu dans une cabane. Etre décroissant c’est réfléchir sur sa manière de consommer, c’est prendre la mesure de l’emprunte laissée par chacun de nous sur cette terre, c’est se réconcilier avec sa propre humanité. La décroissance est bien plus qu’une idéologie ou simple action politique: c’est un art de vivre, c’est une philosophie…

Laurent.

 

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